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6 mai 2021

Une situation étudiante de plus en plus préoccupante.

Depuis plus d’un an maintenant, les étudiants ont mis leurs vies sur pause. Une situation qui devient de plus en plus préoccupante et dangereuse pour certains.

Le Président de la République, Emmanuel Macron, l’avait annoncé le 12 mars 2020 « Dès lundi et jusqu’à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés. » 

Mais alors que les écoles, de la crèche aux lycées ont rouvert leurs portes dès la fin du 1er confinement, les universités, elles, sont restées fermées. Les étudiants avaient espoir de se retrouver en septembre pour une année « normale ».

Cependant, le 2e confinement est arrivé, et a entrainé avec lui la fermeture des établissements d’enseignement supérieur, incompréhensible chez tous, puisque les lycées restaient quant à eux ouverts. 

Des enseignements à distance, trop difficiles à suivre. 

Il a fallu une crise sanitaire pour s’en rendre compte, la précarité étudiante est tout sauf irréelle. Les problèmes soulevés ont entraîné des répercussions sur les cours, mais également sur le côté psychologique. Les étudiants crient depuis plus d’un an leur colère sur les réseaux sociaux, seul moyen de visibilité, puisque les universités font les aveugles.

Pour Laura, étudiante en Master «C’est 50/50. Certains profs s’adaptent aux élèves en difficulté, qui le sont encore plus avec le distanciel, mais d’un autre côté, ils ne se rendent pas compte de la galère dans laquelle on est. Dans ma promo, certains n’ont pas accès à internet, n’ont pas d’ordinateur assez puissant, ou sont tout simplement repartis chez leurs parents à des centaines de kilomètres de la fac. Pour l’administration c’est pire. Ils ne nous écoutent pas, ne nous regardent pas, et ne nous entendent pas. Ils ne sont concentrés que sur eux-mêmes. On n’a pas d’infos, pas d’organisation, c’est une catastrophe»

Détresse financière, sociale et psychologique. Voilà ce que la situation actuelle a fait naître. Plus de entrée d’argent car plus de jobs étudiants et des parents qui ne peuvent pas aider, ce qui pousse certains à aller se nourrir auprès des associations solidaires telles que les restos du cœur ou la banque alimentaire. Une honte chez certains, de voir que le gouvernement ne fait rien pour arranger la situation, bien au contraire, ils l’enveniment. 

«Je ne veux pas qu’on m’offre mon Master, on n’est pas là pour ça, mais il faut penser un peu à nous. Les partiels à distance pour éviter la propagation du virus c’est bien, mais si c’est pour que les gens se suicident derrière, ça ne sert à rien. J’attends du gouvernement un peu plus de reconnaissance envers nous, parce qu’ils s’en foutent. Il faudrait qu’ils ouvrent un peu plus les yeux sur la situation des étudiants en France, qui vivent avec 20€ pour manger, qui vivent dans des endroits insalubres, qui se suicident».

Un gouvernement déconnecté de la réalité. 

La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal annonçait le 26 avril que les cours reprendront à 50% en présentiel à la mi-mai. Une date offrant des perspectives pour certains, mais une déconnexion de le réalité pour la majorité.

«Je suis mitigée. Avoir des cours en présentiel c’est très important, car il y en a beaucoup qui galèrent, mais de là à ouvrir les écoles à la mi-mai c’est un peu n’importe quoi. On ne va pas nous faire croire que la situation est sous contrôle, qu’elle est gérée, qu’il n’y aura pas de nouveaux clusters à l’ouverture. Moi, je ne mets pas à la place du gouvernement, on n’a pas toutes les informations qu’ils ont sur la situation, peut-être que les chiffres permettent de rouvrir les établissements. Mais ça ne sert un peu à rien. Le calendrier universitaire pour les ¾ se termine mi-mai ou mi-juin. Donc rouvrir pour 1 mois, ravoir un pic et revenir au départ : non merci».

Pour ceux souhaitant réviser leurs partiels ou examens de fin d’année, une solution s’offre à eux afin de sortir de chez eux et croiser du monde : les espaces de coworking. Nombre sont ceux qui proposent des espaces et des formules spéciales pour les étudiants. Le but ? Réviser en tout sérénité, en sortant de chez soi et couper un peu du quotidien.

Catégorie : actualité, Covid-19
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